Commémorations nationales

Occasion de rappeler le souvenir d’une personne ou d’un événement, la commémoration c’est aussi la cérémonie qui l’accompagne. Lorsqu’elle a une portée nationale, elle s’adresse à l’ensemble de la nation et relève de l’organisation de l’État. Les commémorations nationales s’accompagnent de cérémonies mais aussi de nombreux événements culturels chargés d’entretenir la mémoire collective.

Qui décide du calendrier des commémorations nationales ? 

Plusieurs organismes d’État sont parties prenantes de ces commémorations, tous placés sous l’autorité du ministère de la Culture et de la Communication et de la Direction générale des Patrimoines.
Au sein du Service interministériel des Archives de France, la Mission aux commémorations nationales propose au ministre de tutelle une liste d’anniversaires de personnalités et d’événements. Celle-ci comprend les cinquantenaires et les centenaires pouvant faire l’objet de commémorations officielles.
De la simple mission de conseil à la coordination et au pilotage de projet, la Mission assure la plus grande diffusion possible de l’information sur les célébrations et les manifestations commémoratives sélectionnées.
En étroite collaboration scientifique avec le Haut Comité des Commémorations nationales est publié un « Recueil des Commémorations nationales » de l’année concernée. Les hommages commémoratifs sont choisis par d’éminents spécialistes dans leur domaine : histoire, littérature et sciences humaines, arts, sciences et techniques ou économie et société.
Enfin, La Mission réalise la collection multimédia « Commémorations nationales » en ligne sur le site du ministère de la Culture (www.). Avec le soutien du Département de l’enseignement supérieur, de la recherche et de la technologie, ainsi que les directions régionales des affaires culturelles (DRAC) concernées par ces projets.

Que célèbre-t-on ? 

La célébration de personnalités, d’œuvres ou d’événements hors du commun véhicule un message destiné à produire des valeurs partagées par tous. Par exemple, la morale du devoir et la glorification de la liberté, symbolisées par des personnalités emblématiques. Elle vise ainsi à favoriser la compréhension des communautés nationales entre elles. Une fois rapprochées, elles sont plus à même de construire une identité nationale collective.
Dans le calendrier commémoratif, on fête des événements remarquables du passé à connotation plutôt positive et joyeuse pour la nation : l’abolition de l’esclavage, les victoires et la fin d’une guerre, les armistices. On célèbre aussi les anniversaires de la naissance ou de la mort d’un personnage célèbre ou d’un héros. La libération d’une ville ou d’un pays du joug de l’ennemi donne lieu à des fêtes avec défilés aboutissant souvent à un moment de recueillement devant un monument aux morts, où est inaugurée une stèle commémorative.

Les commémorations nationales en 2014

Sur le plan historique, le centenaire de l’année 1914 représente évidemment la plus grande partie de l’espace mémoriel : l’attentat de Sarajevo (28 juin), l’assassinat de Jean Jaurès (31 juillet), le début de la Première Guerre mondiale (1er août), la bataille de la Marne (6 septembre).
En réalité, ce sont les deux guerres mondiales qui sont concernées avec les 70 ans de l’année 1944 : le débarquement de Normandie (6 juin), le massacre d’Asnières-sur-Seine (10 juin) et le débarquement de Provence (15 août), l’attentat contre Hitler (20 juillet), les accords de Bretton Woods (22 juillet) et la Libération de Paris (25 août).
En littérature, on commémorera le centenaire de la naissance de Marguerite Duras (4 avril 1914), la mort de l’écrivain Charles Péguy (5 septembre), des écrivains Alain-Fournier (22 septembre) et le marquis de Sade (2 décembre).
Soulignons que les femmes se taillent une belle place dans ce « Recueil ». Que ce soit la mort d’Anne de Bretagne (9 janvier 1514), de l’impératrice Joséphine de Beauharnais (29 mai 1814). Sans oublier la naissance de la sculptrice Camille Claudel (8 décembre 1864) et de la femme de lettres Christine de Pizan (1364).